Contexte

Dans un contexte général de Système de Santé, les Systèmes d’Information Hospitaliers (SIH) sont amenés à communiquer entre eux ou avec d’autres composantes du Système d’Information de Santé (SIS). Le SIH ne peut plus être considéré comme un élément autonome, unique et bien délimité, mais il doit être étudié dans un environnement en réseau au sein duquel il n’est qu’un des éléments parmi les autres avec lesquels il enverra et recevra des informations réputées fiables selon les niveaux d’autorisation définis.

Les conséquences de cette mise en œuvre sont multiples :

  • Au niveau du SIH lui-même, il devient nécessaire de promouvoir son aptitude à communiquer et pour cela, il doit se structurer "efficacement" par l’usage de normes et standards utilisables tant pour la communication intra-hospitalière (échanges entre applications ) qu’avec le SIS ;
  • Au niveau des échanges SIS/SIH par la sécurisation des données échangées et de leur normalisation ;
  • Au niveau juridique par la prise en compte des droits du patient sur son dossier de santé et sur les responsabilités du producteur de l’information ;
  • Afin de répondre à ces exigences multiples, l’architecture du SIH et plus globalement du SIS doit s’appuyer sur la mise en œuvre de services supports à l’interopérabilité.

C’est donc tout naturellement que les infrastructures ont constitué un des axes stratégiques sur lequel le GMSIH a fait porter ses études dès sa création. Cet axe stratégique est très technique et rassemble tous les projets de définition de "services" d’interopérabilité et de support. Ces services, notamment composés des services d'annuaire, de sécurité, d'identification du patient, sont utiles aux applications du SIH mais prennent aussi en compte la dimension "échange" entre le SIH et le SIS.